Ce mercredi 17 décembre 2025, M6 mise sur l’action et l’espionnage avec la rediffusion de The King’s Man : Première mission en première partie de soirée. Si le nom Kingsman te dit quelque chose, c’est normal. Ce film remonte le temps et raconte comment l’agence la plus chic et la plus décomplexée du cinéma d’espionnage a vu le jour, bien avant les costumes impeccables et les gadgets délirants que les fans associent à la saga.
Un retour aux origines
The King’s Man : Première mission n’est pas une suite directe des précédents films. C’est une préquelle, un récit placé avant tout le reste, qui s’amuse à ancrer la naissance de Kingsman dans une période explosive. Direction le début du XXe siècle, quand l’Europe se crispe, que les alliances se font et se défont, et qu’un conflit mondial finit par éclater.
Au centre de l’intrigue, on trouve Orlando, duc d’Oxford, un aristocrate britannique qui n’a rien du dandy superficiel. Marqué par la violence du monde et obsédé par l’idée d’éviter le pire, il s’appuie sur une idée simple et redoutablement efficace. Les personnes que l’on ne regarde jamais, celles qui circulent partout sans attirer l’attention, peuvent devenir les meilleurs agents. Domestiques, chauffeurs, employés de maison. Invisibles aux yeux des puissants, mais présents dans leurs couloirs, leurs salons et leurs secrets.
C’est dans ce contexte qu’Orlando active un réseau clandestin et s’entoure de fidèles alliés pour tenter de contrer une menace tentaculaire. Car pendant que la guerre se prépare, certains tirent déjà les ficelles dans l’ombre, avec un objectif glaçant. Accélérer le chaos, provoquer des drames à grande échelle, et remodeler le monde à leur avantage.
De quoi parle le film ?!
Sans entrer dans les détails qui gâchent le plaisir, le film suit une course contre la montre. D’un côté, un groupe de conspirateurs extrêmement dangereux, capables de manipuler des dirigeants et d’attiser les tensions entre nations. De l’autre, Orlando et son équipe, décidés à empêcher que la situation ne dégénère en catastrophe irréversible.
Ce qui fait la particularité de The King’s Man, c’est son mélange de tons. Le film sait se faire sérieux quand il parle de guerre, de pertes et de décisions impossibles. Mais il n’oublie pas l’ADN Kingsman, celui qui assume l’excès, l’élégance et des scènes d’action pensées comme des numéros de bravoure. Résultat, on passe d’un thriller historique sous tension à des séquences plus spectaculaires, parfois inattendues, avec une vraie volonté de divertir.
Autre promesse tenue, le film joue avec des figures historiques ou inspirées de l’Histoire, croisées ou revisitées pour les besoins du récit. On retrouve notamment un Raspoutine version cinéma, plus grand que nature, qui offre au film quelques-uns de ses moments les plus mémorables.

Une distribution solide
Pour porter cette origin story, le film s’appuie sur un casting qui a fière allure.
Ralph Fiennes incarne Orlando d’Oxford, avec ce mélange de droiture, de gravité et de charisme tranquille qui colle parfaitement au personnage. À ses côtés, Gemma Arterton apporte une énergie très efficace à Polly Wilkins, tandis que Harris Dickinson joue Conrad, le fils d’Orlando, pris entre l’envie de prouver sa valeur et les interdits d’un père qui veut le protéger à tout prix.
Dans l’équipe, Djimon Hounsou campe Shola, pilier indispensable et présence qui impose le respect. Et du côté des adversaires, Rhys Ifans se glisse dans la peau de Raspoutine avec une composition qui ne cherche jamais la demi-mesure. Ajoute à ça Matthew Goode, Daniel Brühl et Tom Hollander, et tu obtiens un ensemble qui tient la route, même quand le film part dans des directions volontairement flamboyantes.
Alors, (re)voir ce Kingsman-là ?!!!
Si tu viens pour retrouver exactement le ton des premiers Kingsman, il faut ajuster légèrement tes attentes. The King’s Man cherche davantage l’équilibre entre l’aventure d’espionnage et le contexte historique, avec un vernis parfois plus sombre. Mais si tu aimes les récits d’origine, les films d’action qui soignent leur mise en scène, et les histoires où des personnages tentent d’empêcher l’Histoire de basculer, tu devrais y trouver ton compte.
C’est aussi un bon point d’entrée si tu n’as jamais vu la franchise. Le film se suffit à lui-même, tout en glissant ce qu’il faut de clins d’œil pour donner envie d’enchaîner avec le reste.
Diffusion et replay
M6 programme The King’s Man : Première mission le mercredi 17 décembre 2025 à 21h10. Et si tu l’as raté, la chaîne prévoit une mise à disposition en replay sur sa plateforme.
