On ne va pas se mentir. Quand une nouvelle série avec le Logo Marvel débarque, on a souvent le même réflexe : une excitation mais aussi une lassitude. Encore un costume, encore une menace cosmique, encore des images de synthèse. Sauf que Wonder Man prend l’autoroute à contresens… et c’est précisément pour ça qu’elle fonctionne.
Disponible sur Disney+ depuis le 27 janvier 2026, cette mini série de 8 épisodes d’environ 30 minutes ne cherche pas à “faire plus”. Elle cherche à faire juste. Et le résultat a un petit goût rare dans le MCU version télé : celui d’une série qui a quelque chose à dire, au lieu de simplement préparer la prochaine étape.
Un héros… ?!! vraiment ?!!
Le point de départ est bien trop simple. Simon Williams est acteur à Los Angeles. Pas la star qu’on affiche sur les panneaux géants. Plutôt le type qui enchaîne les essais, les castings, les rôles ratés et qui se sabote tout seul parce qu’il pense trop, tout le temps. Il veut bien faire, il veut être bon, il veut être légitime. Et évidemment, ça le rend insupportable sur un plateau.
Sauf que Simon a aussi un secret, lié à un incident de jeunesse qui le fait traquer par certaines autorités. Et quand une opportunité de jouer dans un projet lié à “Wonder Man”, personnage qu’il idolâtre depuis l’enfance, se présente, il s’accroche comme si sa vie en dépendait.
Là où la série nous surprend, c’est qu’on ne va pas tourner autour de scènes d’action. Alors oui, les pouvoirs existent, oui. Ils grondent, oui. Mais ils restent en périphérie. Wonder Man préfère filmer le trac, la honte, l’ambition, la solitude, plutôt que la pure action et les enchainements de magie et de gros coups.

L’autre grande idée, c’est d’avoir ramené Trevor Slattery dans le jeu. Oui, Trevor, le comédien filou déjà croisé dans le MCU, le fameux « Mandarin » dans Iron Man. Ici, il devient une sorte de mentor improbable pour Simon. Un “vieux briscard” cabossé, parfois ridicule, parfois lucide et profondément humain.
Leur relation ce n’est pas une Bromance fabriquée. Elle se construit sur des petits détails . Wonder Man parle d’amitié masculine avec une tendresse qui évite le piège du cynisme. Et pour une fois, on sent que la série prend son temps parce qu’elle en a besoin, pas parce qu’elle doit remplir un quota.

Moins d’action dans un Marvel !! ça plaira à qui ?
Soyons francs : si tu lances Wonder Man en espérant une baston à chaque épisode, tu risques de trouver le temps long. Non, l’action, ce n’est pas le plat principal.
En revanche, si tu aimes quand Marvel tente autre chose, quand une série préfère les bons dialogues, quand le drame et la comédie se mélangent sans devenir lourds, tu pourrais bien tomber sur une très bonne surprise. Wonder Man ressemble moins à un produit calibré et plus à une série qui assume sa personnalité.
Verdict Geekette
Wonder Man ne cherche pas à relancer la hype à la Marvel. Elle fait mieux : elle raconte une histoire solide, parfois douce, parfois piquante, avec une vraie attention à la mise en scène des émotions et au thème du “faire semblant” dans la vie comme au cinéma. Et ça fait du bien.
Et vous ? vous en pensez quoi?
Petite fiche technique :
Titre : Wonder Man
Plateforme : Disney+
Format : mini série
Épisodes : 8
Durée : environ 30 minutes par épisode
Casting principal : Yahya Abdul Mateen II, Ben Kingsley
Regarder Wonder Man sur Disney +
