Ce dimanche 15 février 2026, TF1 ressort Skyscraper en prime time à 21h10. Sept ans après sa sortie, le film de Rawson Marshall Thurber revient comme un bon gros divertissement catastrophe, avec des tours en flammes, une course contre la montre, des cascades de fou… Sauf qu’au milieu des explosions et des vitres qui volent, Skyscraper amène un détail qui change la façon de regarder The Rock à l’écran : son personnage est amputé d’une jambe, ce qui rajoute à l’intensité du film.
Derrière Will Sawyer, il y a un homme bien réel.
Un héros d’action avec une prothèse; une vraie histoire derrière
Dans Skyscraper, Dwayne Johnson joue Will Sawyer, ancien agent du FBI et vétéran de l’armée devenu spécialiste de la sécurité des gratte ciel. Il débarque à Hong Kong pour évaluer une tour futuriste, un monstre de verre présenté comme l’un des bâtiments les plus sûrs du monde. Evidemment, tout tourne au cauchemar : incendie, sabotage, accusation injuste et sa famille coincée à l’intérieur.
Le film emprunte volontiers aux classiques du genre, avec un parfum de La Tour infernale et de Piège de cristal dans l’ADN. Mais il ajoute un détail spécifique à ce film : Will est amputé et vit avec une prothèse. Le personnage ne “surmonte” pas son handicap comme un super pouvoir magique, il compose avec.
Jeff Glasbrenner : Le coach de l’ombre
Pour préparer son rôle, Dwayne Johnson s’est appuyé sur Jeff Glasbrenner, athlète amputé au parcours hallucinant. Amputé d’une jambe dès l’enfance, il s’est construit une carrière sportive impressionnante, avec une longévité et une polyvalence qui forcent le respect. Triathlons à la chaîne, titres en sport fauteuil, palmarès paralympique et c’est le premier amputé américain à atteindre le sommet de l’Everest.
Quand Skyscraper entre en production, Glasbrenner devient un repère pour l’acteur. Pas un consultant placé là pour la photo, mais un vrai guide de mouvements, de posture et de réflexes.
Ce qui est spécial dans cette collaboration, c’est la précision. Jeff Glasbrenner n’a pas “inspiré une attitude” de loin. Il a expliqué à Dwayne Johnson comment un corps amputé se protège instinctivement.

Un exemple souvent cité montre bien l’idée : lors d’une chute ou d’un atterrissage après un saut, il ne faut pas se réceptionner sur la prothèse. Le poids, l’impact, le risque de déséquilibre, tout pousse à s’appuyer d’abord sur la jambe valide.
Glasbrenner a aussi aidé The Rock à travailler la démarche, les appuis, la façon de courir, de pivoter, d’anticiper un obstacle et même les gestes du quotidien liés à la prothèse : la fixer correctement, la manipuler sans que cela ressemble à un accessoire de cinéma, ajuster sa posture quand l’action s’accélère.
Skyscraper , c’est un bon gros un blockbuster, pas un film social. Mais la représentation, dans ce genre de machine hollywoodienne, n’est jamais anodine. Voir un héros d’action, premier rôle d’un gros film, évoluer avec une amputation sans être réduit à ça, c’est rare. Et c’est ce que Dwayne Johnson voulait défendre à l’époque de la sortie : rendre hommage aux personnes amputées sans tomber dans le cliché.
Ce soir sur TF1, Skyscraper peut se revoir comme un pur film pop corn. Mais avec cette histoire de coulisses en tête, certaines scènes prennent une autre saveur.
