Ce 1er avril 2026, la NASA s’apprête à rouvrir un chapitre refermé depuis Apollo 17, en 1972. Avec Artemis II, quatre astronautes doivent s’élancer depuis le centre spatial Kennedy, en Floride, pour un voyage autour de la Lune ( Et non ce n’est pas un Poisson d’avril, même si ce choix de date va réveiller les complotistes là !!! ). Aucun alunissage n’est prévu. Mais l’enjeu dépasse de loin le simple symbole. Il s’agit, pour les Etats-Unis et leurs partenaires, de démontrer qu’un équipage peut de nouveau s’aventurer dans l’espace lointain à bord d’un système créé pour renouer avec l’exploration habitée au-delà de l’orbite terrestre.
Un rendez-vous historique
Le rendez-vous a la solennité des grandes heures. Au sommet de la fusée SLS, le vaisseau Orion doit emporter Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et le Canadien Jeremy Hansen pour une mission d’environ dix jours. La Mission: partir, contourner la Lune, puis revenir sur Terre en validant au passage tous les dispositifs qui conditionneront les futures expéditions du programme Artemis.

Une mission test avant le retour sur la surface lunaire
Cette constitue un test grandeur nature. Le lanceur, la capsule, les procédures de vol, les communications, l’habitabilité du vaisseau et la capacité de l’équipage à travailler loin de la Terre seront observés avec une minutie extrême. C’est tout le paradoxe d’Artemis II : l’événement est spectaculaire, mais sa finalité est d’abord méthodique.
Un équipage de la nouvelle génération
Le quatuor choisi pour cette traversée dit aussi quelque chose de l’évolution de l’aventure spatiale. Reid Wiseman commande la mission. Victor Glover en est le pilote. Christina Koch, déjà entrée dans l’histoire par la durée de ses séjours en orbite, figure parmi les spécialistes de mission, aux côtés de Jeremy Hansen, qui deviendra le premier Canadien à participer à une mission lunaire.
Une trajectoire exigeante
Dans le détail, Artemis II doit s’approcher de la Lune sans s’y poser. Orion doit être propulsé bien au-delà de l’orbite terrestre, effectuer sa trajectoire de retour autour de notre satellite, puis regagner l’atmosphère terrestre. La mission pourrait emmener ses passagers plus loin de la Terre que ne l’avaient fait les équipages d’Apollo.
L’exploration habitée de la Lune avait semblé appartenir au patrimoine des années 1960 et 1970, à une époque de rivalité géopolitique et d’exploits fulgurants. Artemis change la donne et remet les pendules à l’heure. Le programme avance plus lentement, avec plus d’acteurs, plus de redondances techniques, plus de prudence aussi. Ce n’est plus la course pure. C’est une reconquête.
