La route vers Riyad est ouverte. Depuis ce 28 avril et jusqu’au 17 mai, les meilleures équipes européennes de League of Legends s’affrontent en ligne pour décrocher l’un des deux précieux tickets de l’EMEA vers l’Esports World Cup 2026. Un tournoi spécial dans son format, qui réunit pour la première fois les dix franchises du LEC et les représentants des ligues régionales sous la même bannière.
Deux places à Riyad
Pour sa troisième participation consécutive à l’Esports World Cup, la scène League of Legends européenne se dote d’un qualificatif régional entièrement Rebuild. Douze équipes, un double élimination étalé sur trois semaines et aussi, deux sésames pour l’événement principal prévu du 15 au 19 juillet à Riyad. Les matchs hors qualification se jouent en Best of 3 avec Fearless Draft, tandis que les rencontres décisives pour la qualification passent au Best of 5.
Le plateau est constitué des dix franchises du LEC, auxquelles s’ajoutent les deux clubs issus des EMEA Masters Winter 2026 : Solary, vainqueur du tournoi et Galions, finalistes. Deux structures françaises qui n’ont pas volé leur place, après un parcours européen de haut niveau face à 36 équipes des ligues régionales.
Quatre équipes françaises dans le circuit
La France est massivement représentée. En plus de Solary et Galions, la Karmine Corp et Team Vitality portent les couleurs françaises côté LEC. Quatre clubs tricolores, quatre histoires différentes à vivre dans ce tableau.
Du côté des favoris, KC et Vitality arrivent avec la force du LEC dans les jambes. La Karmine Corp, invaincue dans sa division, entre en lice directement au deuxième tour de l’upper bracket grâce à son exemption de premier tour. Vitality, elle, devait d’abord passer par le Round 1 face à Solary.
Premier tour :
Les hostilités ont débuté le 28 avril avec six matchs d’ouverture de l’upper bracket. Les équipes du LEC étaient naturellement favorites et le bilan final ne souffre pas de contestation : Fnatic, NAVI, Vitality et SK Gaming avancent au tour suivant. Galions et Solary, eux, se retrouvent dans des situations opposées.
Face à NAVI, Galions n’a pas pu rivaliser. La première manche a été expédiée en moins de trente minutes avec un écart de 17 000 golds et un score de 26 kills à 10. La botlane française a subi une grosse pression et HARPOON a terminé la partie sans la moindre élimination sur son Ashe. La deuxième carte a été un peu plus équilibrée, les Français parvenant à résister grâce à trois dragons et cinq tourelles détruites, mais le midlaner de NAVI Poby a verrouillé les débats sur son Anivia. Galions bascule en lower bracket.
Le scénario le plus chaud de la soirée, c’est Solary qui l’a offert. Les Tourangeaux ont rendu la vie difficile à Team Vitality pendant trois cartes pleines. Menés 1-0, ils ont renversé la vapeur dans une deuxième manche maîtrisée, avant de pousser le vice jusqu’à une troisième game marathonienne de plus de 37 minutes. Kryze sur Rumble et Zicssi sur Xin Zhao ont fait la différence dans le topside, mais Vitality a finalement su fermer la partie grâce à son expérience collective. Solary rejoint Galions dans le lower bracket, mais la tête haute.
La suite du programme : G2 vs Fnatic, la KC entre en scène
Le tournoi s’accélère dès ce mercredi 29 avril avec l’entrée des quatre têtes de série exemptées du premier tour. G2 Esports affronte Fnatic dans un beau classico, tandis que GIANTX croise le fer avec NAVI. En soirée, la Karmine Corp jouera son premier match face à SK Gaming, pendant que Movistar KOI tente de freiner l’élan de Vitality.
Les équipes déjà reléguées dans le lower bracket, dont Solary et Galions, retrouveront la Faille le 30 avril pour y affronter les perdants du deuxième tour de l’upper bracket. Le parcours reste long, mais possible : le double élimination est là pour ça.
Le site Officiel de l’ EWC 2026
