TF1 a dégainé, ce vendredi 2 janvier, un nouveau divertissement de culture générale au titre faussement modeste : Qui sera le plus nul ? Aux commandes, Camille Combal, fidèle à son sens du rythme et de la vanne, installe onze personnalités sur des bancs d’école reconstitués.
Le concept s’amuse de l’inversion des valeurs. Ici, il ne s’agit pas de briller pour régner, mais de survivre sans finir affublé du titre le moins flatteur possible. Les candidats traversent des épreuves variées, avec des questions de culture générale, logique et mise à l’épreuve de la débrouillardise.
Parmi les têtes d’affiche, un nom qu’on connait tous : Émilien !! figure devenue incontournable des jeux télévisés après son parcours hors normes dans Les 12 coups de midi. Le jeune champion, recordman de longévité et de gains, traîne depuis des mois cette réputation d’imperturbable machine à répondre juste. Le voir débarquer dans un programme qui récompense, au fond, la capacité à éviter la catastrophe, avait tout du clin d’œil. Il n’a pas fallu longtemps pour que ce clin d’œil se transforme en scène savoureuse.
Dès la première épreuve, un défi de logique aux allures de casse-tête pratique vient gripper la mécanique. Deux cordes à tenir, trop éloignées pour être attrapées simultanément à mains nues. Quelques objets à disposition, et un temps limité.
Une partie des candidats trouve la clé en utilisant l’objet le plus discret du lot, celui qui permet de créer un mouvement et de ramener la corde à soi. Émilien, lui, s’engage dans une autre piste. Il tente, assemble, improvise… sans réussir à faire basculer l’épreuve de son côté.
Émilien ne cherche pas d’excuses. Il le dit simplement, avec ce mélange de lucidité et de calme qui le caractérise : parfois, on a le déclic, parfois non. Ici, la lumière ne s’est pas allumée.
Émilien, malgré son faux départ, se rattrape sur la suite. Il tient bon lors des séquences de questions, gère les pièges et arrive au moment fatidique avec un avantage qui le place en position de partir… le premier. Résultat : il quitte l’émission dès ce premier épisode. Non pas parce qu’il a été trop faible, mais parce qu’il a été trop solide.
Un moment de télévision assez bien calibré
Pour TF1, l’idée fonctionne : prendre une figure associée à l’excellence pure et la placer dans un format qui valorise le contrepied. Pour le public, c’est un plaisir très contemporain, presque pop, comme ces mangas ou ces animes qui adorent renverser les archétypes : le surdoué, d’habitude intouchable, devient un personnage que la situation met à nu, le temps d’une épreuve.
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