Dans Rendez-vous en terre inconnue, Tony Parker et Laury Thilleman partent dans le sud-ouest de l’Angola à la rencontre des Ovakuvale. Derrière ce nom encore très peu connu en France se trouve une communauté d’éleveurs semi-nomades installée dans une région aride, aux portes du désert du Namibe.
Des éleveurs du sud de l’Angola
Les Ovakuvale vivent principalement dans la province du Namibe, au sud-ouest de l’Angola. France Télévisions indique qu’ils représentent moins de 1 % de la population du pays.
Ils sont traditionnellement éleveurs et pratiquent la transhumance. Concrètement, une partie de la communauté se déplace avec les troupeaux pour trouver de l’eau et des pâturages, tandis que les familles conservent un point d’attache.
Le bétail occupe donc une place centrale dans leur quotidien. Dans une zone où les pluies restent irrégulières, partir avec les animaux n’est pas un simple voyage : c’est une manière de protéger le troupeau et, avec lui, l’équilibre de toute la famille.

À quoi ressemblent leurs villages ?
Les familles rencontrées dans l’émission vivent dans de grands enclos arrondis, protégés par des barrières faites de branches épineuses.
À l’intérieur se trouvent des habitations basses et rondes. Leur structure en bois est recouverte de terre, ce qui permet de construire avec les matériaux disponibles sur place et de mieux supporter les fortes variations de température.
Il ne faut pourtant pas imaginer une population complètement coupée du monde. L’émission montre justement une communauté confrontée à des choix très actuels : maintenir les traditions, envoyer les enfants étudier, profiter des possibilités offertes par les villes ou continuer une vie étroitement liée aux troupeaux.
Pourquoi la pluie est-elle si importante ?
Le voyage de Tony Parker se déroule pendant une période normalement associée au retour des pluies. La savane reverdit, le maïs commence à pousser et les troupeaux peuvent revenir après plusieurs mois de transhumance.
Cette fois, les pluies ont pris du retard.
Dans une région semi-aride, quelques semaines sans précipitations peuvent bouleverser les récoltes et prolonger le déplacement des animaux. C’est l’un des points importants du documentaire : derrière les paysages magnifiques, le quotidien dépend directement de l’eau et du climat.

Quel est ce massif de Tchitundu-Hulu ?
Un immense relief granitique domine le territoire montré dans l’émission : Tchitundu-Hulu.
Ce massif situé dans la province du Namibe abrite des peintures et des gravures rupestres. Certaines figures datées remontent à environ 2 000 à 2 600 ans. On y trouve des formes humaines et animales, mais surtout de nombreux motifs géométriques et cercles concentriques.
Attention à une confusion possible : ces œuvres anciennes ne sont pas attribuées directement aux Ovakuvale. Les documents présentés à l’UNESCO les associent plutôt à des communautés de chasseurs-cueilleurs San qui vivaient dans la région avant l’arrivée des populations bantoues.
Les Ovakuvale vivent aujourd’hui à proximité de ce paysage chargé d’histoire. Du coup, le voyage de Tony Parker ne permet pas seulement de découvrir un peuple d’éleveurs. Il traverse aussi l’un des ensembles d’art rupestre les plus remarquables d’Afrique australe.
