Ce samedi 3 janvier 2026, TF1 célèbre un cap symbolique avec le 200e prime de Star Academy. Sur le plateau, des visages familiers ressurgissent comme des photos qu’on croyait rangées au fond d’une boîte. Parmi eux, Carine Haddadou, demi finaliste de la toute première saison, revient là où tout a commencé. Un retour qui a le parfum de la nostalgie, bien sûr, mais qui dit surtout autre chose : la vie d’après, celle qui s’écrit loin des projecteurs, souvent plus solidement que la légende.
Carine Haddadou n’a jamais été de celles qui s’accrochent. Dans une époque où l’exposition est devenue une profession, elle a choisi la discrétion comme ligne de conduite. Son come back, le temps d’une soirée anniversaire, ne ressemble pas à une opération de relance. Plutôt à une parenthèse assumée, un clin d’œil à la jeune femme qu’elle était, avant que le quotidien ne reprenne la main.
Une soirée d’anniversaire, un retour de famille
Le 200e prime est pensé comme une réunion de promo grandeur nature. Plusieurs anciens élèves marquants sont annoncés, de quoi réveiller une mémoire collective très française, celle des débuts du télé crochet en prime time, quand le château de Dammarie les Lys entrait dans les salons comme un feuilleton.
Dix sept ans de musique, puis un virage net
Après l’émission, Carine Haddadou a longtemps vécu de la musique. Elle le dit sans détour : près de dix sept ans à chanter, à tourner, à garder un pied sur scène. Une durée qui remet les choses en perspective. La Star Academy ne fut pas un feu de paille dans sa vie professionnelle, mais une rampe, une période intense, structurante, exigeante.
Puis il y a eu le virage. Pas une rupture brutale, plutôt une décision lucide. Aujourd’hui, Carine Haddadou exerce un métier que l’on qualifie volontiers de normal, comme pour mieux opposer deux mondes. Elle s’est lancée dans le home staging, cet art d’habiller un intérieur pour le révéler, le rendre désirable, le mettre en valeur, souvent en vue d’une vente ou d’une location. Il ne s’agit pas de tout transformer à coups de travaux, mais de composer. D’équilibrer les volumes, de jouer avec la lumière, de choisir les matières, de créer une impression d’évidence.
Ce n’est pas un hasard si cette discipline lui convient. Le home staging demande un œil, une sensibilité, un sens du rythme visuel. C’est une mise en scène. Et, au fond, Carine n’a pas tant quitté le spectacle. Elle en a changé le décor. Là où la scène impose un tempo et des contraintes, la décoration lui offre un espace plus stable, une créativité moins soumise au verdict immédiat du public.
La priorité, ce sont ses enfants
Dans son récit, un mot revient souvent, même quand il n’est pas prononcé : l’équilibre. Carine Haddadou est mère de jumeaux, Nolhan et Malone, âgés de 11 ans. À cet âge, on ne se contente pas d’être présent, on organise, on accompagne, on compose avec des emplois du temps qui débordent.
C’est aussi une raison très concrète de son éloignement des projecteurs. Le métier artistique, surtout quand il se vit dans la durée, exige une disponibilité presque totale. Les tournées, les répétitions, les opportunités qui surgissent, les déplacements, l’incertitude permanente. Elle a choisi une vie plus cadrée, sans pour autant renier ce qu’elle a été.
La musique, pour le plaisir, pas pour la course
Loin de la musique, vraiment ? Pas totalement. Carine Haddadou n’a pas fermé la porte. Elle le reconnaît : si un projet devait la toucher, elle pourrait y revenir. Elle monte encore sur scène de temps en temps, mais sans enjeu de carrière, sans stratégie, sans cette pression qui dévore souvent le plaisir premier.
(Re)voir le 200e prime de Star Academy sur TF1+
