Avec Opus 4.6, Anthropic promet un modèle plus endurant, plus rigoureux en programmation et capable d’avaler des masses de texte inédites. Une annonce aujourd’hui le 5 février 2026 qui illustre l’accélération d’une industrie où chaque gain se joue désormais sur la fiabilité, l’autonomie et la capacité à travailler longtemps.
En ce jeudi 5 février 2026, Anthropic annonce Claude Opus 4.6, présenté comme son modèle le plus avancé à ce jour, sa mission : devenir l’outil de référence pour coder, relire, déboguer et mener des tâches longues sans perdre le fil. L’entreprise annonce un progrès que les utilisateurs guettent depuis des mois : la constance. Moins d’oublis en cours de route, moins de réponses qui se dégradent quand le contexte s’allonge, davantage de discipline dans la planification.
Le chiffre qui retient immédiatement l’attention est celui de la mémoire de travail. Opus 4.6 inaugure, en version bêta, une fenêtre de contexte pouvant atteindre un million de tokens. Dit d’une façon plus simple, le modèle peut traiter d’un seul tenant des volumes de texte gigantesques, qu’il s’agisse de documentation technique, de contrats, de rapports ou d’une base de code très fournie. Anthropic explique s’attaquer au phénomène bien connu des utilisateurs intensifs, cette fatigue des modèles quand la conversation devient trop longue et on l’a tous ressenti un jour ou l’autre quand notre discussion avec l’agent IA s’enfonce un peu trop. L’éditeur évoque aussi des résultats en forte hausse sur des tests conçus pour vérifier la capacité à retrouver une information cachée au milieu d’un océan de contenu.
Une mémoire géante pour les longues tâches
Sur le terrain du développement logiciel, Anthropic insiste sur plusieurs points : une meilleure planification avant d’agir, une endurance supérieure sur les tâches dites agentiques et une aisance accrue dans les grands dépôts de code. L’objectif n’est plus seulement d’écrire un bout de fonction, mais d’enchaîner des étapes, de repérer ses propres erreurs et de tenir un cap jusqu’au résultat final. Dans sa communication, la société cite des évaluations de référence où Opus 4.6 se place en tête, notamment sur des benchmarks orientés terminal et automatisation. Certains médias rapportent un score de 65,4 % sur Terminal Bench 2.0 pour Opus 4.6.
Anthropic annonce également la possibilité de constituer des équipes d’agents au sein de Claude Code, afin de répartir le travail sur un projet, par exemple une revue de code d’un côté, des tests de l’autre et une synthèse finale en parallèle. Sur l’API, l’entreprise introduit des réglages destinés aux développeurs qui cherchent le bon compromis entre vitesse, coût et profondeur de raisonnement. Parmi ces nouveautés figurent un mode de réflexion adaptatif, des niveaux d’effort paramétrables et un mécanisme de compression de contexte qui résume automatiquement l’historique quand on approche des limites, pour éviter l’arrêt brutal d’une tâche au long cours.
Côté bureautique. Anthropic annonce des améliorations notables de Claude dans Excel et l’arrivée de Claude dans PowerPoint en avant première de recherche. Selon Anthropic, Opus 4.6 peut ainsi aider à structurer des données, produire des documents, préparer des supports et enchaîner plusieurs actions dans un même flux de travail, y compris dans un environnement où le modèle peut multitâcher.
Le modèle est disponible dès aujourd’hui sur les services d’Anthropic, via l’API et sur les grandes plateformes cloud, avec des tarifs annoncés inchangés à 5 dollars le million de tokens en entrée et 25 dollars le million en sortie. L’entreprise précise toutefois qu’un surcoût s’applique au delà de 200 000 tokens dans un prompt, avec une grille premium dédiée aux très gros contextes.
Reste une petite question concernant la sécurité. Anthropic affirme que ces gains ne se font pas au détriment du contrôle et avance avoir fait des évaluations internes portant sur des comportements jugés problématiques, ainsi que de nouveaux tests liés au bien être des utilisateurs et à la cybersécurité.
Côté compétition, l’annonce n’est pas restée seule très longtemps. Le même jour, OpenAI a dégainé GPT 5.3 Codex, une réponse frontale sur le terrain du code agentique. OpenAI affirme notamment que GPT 5.3 Codex établit de nouveaux sommets sur Terminal Bench 2.0 et SWE Bench Pro et indique avoir accéléré son service de 25 % pour les utilisateurs de Codex.
Verdict du Geek
Oui, tout ça peut paraitre trop technique, mais je sais pourquoi tu es ici, c’est pour savoir que va t’apporter , toi simple utilisateur de Claude. Voici la réponse:
- tu obtiendras des réponses plus précises sur de longs textes,
- tu pourras compter sur des résultats plus cohérents pour des tâches complexes,
- certaines fonctions avancées (comme travailler dans Excel ou produire des présentations) devraient être plus performantes sans besoin d’être un expert.
Plus d’infos sur le site Officiel d’Anthropic
