Cinq ans d’attente. Cinq ans à entendre les fans de la licence se plaindre que le reboot de 2021 avait eu le culot de s’appeler Mortal Kombat sans même montrer le fameux tournoi. Un péché que Warner Bros. et Simon McQuoid avaient clairement en tête en lançant cette suite. Le résultat débarque dans les salles ce mercredi 6 mai 2026, avec un atout de taille dans sa manche : Karl Urban ( Notre cher Butcher ) en Johnny Cage. Verdict Geekette :
Le premier film avait raté, ce deuxième assume enfin
Commençons par ce qui est évident. Le tournoi est là. Vraiment là, cette fois, au coeur de l’histoire, comme ça aurait toujours dû être le cas. Les champions de la Terre doivent affronter les guerriers de Shao Kahn dans une série de duels où l’enjeu est grandiose : perdre, c’est perdre la planète. Point ! Easy non !!
Cette structure toute droite venue des jeux fonctionne bien mieux qu’on ne l’aurait peut-être espéré. Simon McQuoid a compris que les Mortal-Kombat/fans venaient pour voir leurs personnages préférés se taper dessus dans des arènes fantastiques, pas pour suivre l’histoire ennuyeuse d’un héros original sorti de nulle part.
Karl Urban en Johnny Cage : c’est beau
Parlons du vrai sujet. Johnny Cage était l’absence la plus criante du premier film et Karl Urban était le nom sur toutes les lèvres depuis l’annonce du casting. L’acteur néo-zélandais, qu’on connaît pour ses rôles de gars pas commodes dans Dredd ou The Boys ( sans parler de ces débuts dans Seigneur des anneaux ), avait tout pour faire de ce personnage quelque chose de mémorable. Un acteur sur le déclin, grande gueule, improbablement embarqué dans un tournoi interdimensionnel à la vie à la mort. Le terrain était idéal.
Et pourtant, le résultat est à moitié au rendez-vous. Urban fait ce qu’on attend de lui avec un charme certain. Il assure, il est drôle, son combat contre Baraka au milieu du film est clairement l’un des meilleurs passages du film. Le grand écart signature de Johnny Cage ? Présent et pas raté. Mais le personnage passe trop de temps à commenter l’action comme un observateur extérieur plutôt qu’à vraiment la vivre. Sa trajectoire émotionnelle, esquissée mais jamais vraiment creusée, reste frustrante. On avait là le potentiel d’un vrai arc dramatique, celui d’un homme fatigué forcé de remettre les gants une dernière fois. Le film l’effleure sans jamais s’y plonger vraiment.
Les combats : dans la moyenne
Pour un film qui porte le nom de Mortal Kombat, la question des combats doit être au centre. Et là, on reste sur nos faims. Les chorégraphies sont globalement meilleures que dans le premier opus, plus lisibles, avec des mises à mort parfois inventives et jouissives.
Noob Saibot fait son entrée dans une version qui ravira les fans des jeux récents et les « fatalities » sont bien présentes, même si une partie du public trouve qu’elles auraient pu être encore plus généreuses pour une sortie en salles. L’humour est là, parfois bien vu, parfois un peu lourd. Les références pop culture s’accumulent au point de finir par devenir ennuyeuse et quelques effets visuels pas très beaux trahissent une finition pas toujours irréprochable.
Mais le rythme ne faiblit quasiment jamais et c’est peut-être là la vraie force du film : il ne vous laisse pas le temps de trop réfléchir à ses failles.
Pour qui est fait ce film?
La réponse est honnête et directe : pour les fans. Mortal Kombat II est conçu pour ceux qui ont grandi avec la manette, qui connaissent les noms par coeur, qui attendent les fatalities avec la même impatience qu’une récompense en fin de niveau. Pour ce public-là, le film tient ses promesses. Pour les autres, l’expérience risque d’être plus inégale…
Mortal Kombat II est en salles depuis le 6 mai 2026, réalisé par Simon McQuoid, avec Karl Urban, Adeline Rudolph, Lewis Tan et Josh Lawson.
