L’abbaye que l’on découvre dans le final de Les Aventurières n’est pas un décor construit pour France 2. Il s’agit de l’abbaye Notre-Dame-du-Val, un véritable monument médiéval situé à Mériel, dans le Val-d’Oise. Par contre, son lien avec le secret de Léonard de Vinci appartient bien à l’histoire imaginée par la série.
Attention, la suite évoque le décor et le point de départ de l’énigme du dernier épisode, sans révéler son dénouement.
Où se trouve l’abbaye des Aventurières ?
L’abbaye Notre-Dame-du-Val se trouve sur le territoire de Mériel et de Villiers-Adam, à environ trente kilomètres au nord de Paris. Le domaine est installé à la lisière de la forêt de L’Isle-Adam, dans un décor qui explique assez vite pourquoi le lieu intéresse les équipes de tournage.
Dans Les Aventurières, l’abbaye devient une étape importante de la chasse au tableau perdu de Léonard de Vinci. Françoise Séguret, sa fille Charlie et les autres personnages y arrivent en suivant une nouvelle lecture des indices liés à L’Homme de Vitruve et à Salaì.
Et là, forcément, le lieu semble presque trop parfait pour être vrai. Pourtant, les murs, le dortoir des moines et une partie des bâtiments que l’on voit à l’écran existent réellement.
Une véritable abbaye fondée en 1125
Notre-Dame-du-Val a été fondée en 1125. C’est l’une des plus anciennes fondations cisterciennes d’Île-de-France. Son histoire a été beaucoup moins romanesque que celle racontée dans la série, mais le monument a traversé près de neuf siècles.
L’abbaye a été vendue comme bien national pendant la Révolution française. Une partie de ses bâtiments a ensuite servi de carrière de pierres et plusieurs structures ont disparu. Il reste malgré tout un remarquable dortoir monastique médiéval, une galerie du cloître et différents bâtiments reconstruits ou transformés au fil des siècles.
Le site est protégé au titre des monuments historiques. Le domaine couvre environ 120 hectares et accueille depuis longtemps des tournages, des événements culturels et des visites occasionnelles.
Les Aventurières sur France 2 : le tableau de Léonard de Vinci existe ?
Léonard de Vinci et Salaì sont vraiment passés par là ?
C’est ici qu’il faut séparer l’Histoire de l’histoire racontée par France 2.
Salaì a réellement existé. De son vrai nom Gian Giacomo Caprotti, il a été l’élève et l’un des proches compagnons de Léonard de Vinci. Le Louvre rappelle même qu’il a vendu plusieurs tableaux du maître à François Ier en 1518.
Sa relation exacte avec Léonard continue de faire discuter les historiens. Les documents permettent de parler d’un élève, d’un assistant et d’un compagnon fidèle. Certaines interprétations vont plus loin, mais elles ne doivent pas être présentées comme une certitude historique.
Surtout, aucune source patrimoniale sérieuse consacrée à Notre-Dame-du-Val ne relie l’abbaye à Léonard de Vinci, à Salaì ou au tableau Léda et le Cygne. La carte secrète et la cache recherchée par les héroïnes sont donc des inventions de la série.
Le décor réel rend quand même l’énigme crédible
Les scénaristes ont choisi un lieu qui fonctionne parfaitement. L’abbaye existait déjà au temps de Léonard de Vinci, elle se trouve à proximité de Paris et ses bâtiments médiévaux donnent immédiatement l’impression qu’un secret pourrait y être caché depuis plusieurs siècles.
C’est justement là que Les Aventurières joue bien avec la réalité. L’abbaye est vraie. Salaì est réel. Le tableau de Léonard a bien existé avant de disparaître. La série assemble ensuite ces trois éléments pour fabriquer sa propre chasse au trésor.
Si vous aviez envie de chercher l’abbaye après le dernier épisode, vous pouvez donc réellement la trouver à Mériel. Par contre, inutile d’y retourner chaque pierre à la recherche du tableau.
Retrouvez les Aventurières en Replay sur France.tv
